21 mars 2016

Du souvenir à l’avenir L’association "Le Deuil J’en Parle" a souhaité pallié le manque de structures d'accueil

En France, certaines parties du territoire ne disposent pas de structures d’accueil pour accompagner les orphelins et leur famille.

L’association Le Deuil J’en Parle a souhaité pallier ce manque en proposant un projet global sur Pau et la région Pyrénées-Atlantiques.

Créée en 2014, cette association a initié une série de rencontres d’information et de sensibilisation début 2015. Elle met en place également deux ateliers pour les orphelins.

 

TRANSCRIPTION TEXTUELLE VIDÉO LE DEUIL J’EN PARLE

Plan sur Laurence Brun, responsable Le Deuil j’en parle, Pau, 64

Donc, je fais partie d'une association qui s'appelle Le Deuil j'en parle, qui a été créée il y a un peu plus d'un an, parce qu'on s'est rendu compte à plusieurs amis que c'était vraiment une thématique qui était complètement laissée de côté.

Et, on a proposé des ateliers pour les enfants endeuillés et puis on avait aussi envie de faire des conférences sur le sujet de l'enfant en deuil.

En fait, on a organisé la première conférence, on ne savait pas trop si on aurait du monde, c'était un peu un coup de poker, on a été très surpris de voir arriver une trentaine de personnes en semaine, à 19 heures, en hiver, on s'est dit que c'était assez improbable et donc, effectivement, on a pu discuter avec les gens et voir que vraiment c'était quelque chose qui les questionnait beaucoup.

En 2016, on va organiser trois conférences, une sur le bébé, une sur l'enfant et une sur l'adolescent, en essayant, à chaque fois, de proposer une boîte à outils aux gens qui sont présents, qui sont souvent des parents.

Alors, c'est vrai qu'on a voulu aborder la question spécifique du bébé parce qu'on se rend compte que l'enfant qui parle, souvent, on va quand même un petit peu l'aider à mettre des mots dessus.

Le tout-petit, celui qui vraiment a 2 mois, a 3 mois, lui, on ne lui en parle pas et quand il va grandir, il n'aura aucun souvenir.

Alors, la Fondation nous a proposé un financement pour des ateliers pour les enfants, on a proposé deux types d'ateliers, un pour les tout-petits, les 4-8 ans, et un pour les 8-12 ans.

Donc, c'est sur un cycle de 6 ateliers, c'est quelque chose qui fonctionne déjà ailleurs, c'est un peu basé sur les arts, le dessin, la parole, favoriser beaucoup la parole.

C'est essentiel de favoriser la parole chez les tout-petits parce que le premier réflexe des parents et de la famille, c'est de les mettre à l'écart.

Donc, là, pouvoir libérer la parole, pouvoir en parler entre eux, se rendre compte que le copain, lui aussi, il a subi ça, c'est vraiment très intéressant.

Et, finalement d'en parler, de se réapproprier les souvenirs qu'on raconte, ça leur permet de garder en eux le défunt.

Et vraiment, nous, notre souhait, c'est de pouvoir au maximum partager ça avec les autres, pour que, petit à petit, tout le territoire soit couvert.

Fin de la vidéo